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6500 km : Cambodge, l’atterrissage

Le Cambodge, dernier pays de ce chapitre de périples. Nous arrivons encore une fois ignorants, sauf bien sûr quelques lectures sur les tragédies des années 70-80. Après avoir quitté le poste-frontière et salué le gentil officier qui nous souhaite la meilleure des chances, nous trouvons une route presque déserte de terre rouge. Des nuages de poussière nous enveloppent à chaque passage d’une auto.

Nous retrouvons les hordes d’enfants que nous avions connues au Laos. On nous salue depuis la cime des palmiers, les branches d’arbres, les arrière-cours dissimulées, les étangs, les champs de riz. Plus du tiers de la population est sous l’âge de 14 ans, avec les 65 ans et plus representant seulement 3% de la société. C’est donc en sourires que commence notre exploration.

 

 

Puis, complètement assoiffés mais sans monnaie locale, nous arrêtons à un parasol ou un homme surveille sa caisse à glace rouge (les refrigérateurs sont rares au pays, même dans les villes!!!) et on lui demande le prix d’une bouteille d’eau. Il fait 5 avec ses mains. On va prendre trois bouteilles. Il nous montre vingt cinq avec ses mains : deux doigts sur une main et cinq sur l’autre. Confus et trop fatigués pour communiquer après une nuit d’autobus et 80 km déjà dans le corps, nous évitons l’effort mental en achetant seulement une bouteille.

Le soir, Sigurd s’adresse au Wikipedia sur mon iPod pour déchiffrer notre nouveau pays et m’annonce soudainement qu’on n’utilise pas le système décimal ici. Quoi??? Je refuse de le croire avant de trouver mes propres preuves, mais effectivement – ici ça marche en base 5 combinée avec base 20! Un peu comme quand on dit quatre-vingt en français, mais de façon plus concrète. Quel choc. Que c’est exotique!

Nous passons notre première nuit dans un village presque désert à 40 km de la frontière. Nous nous trouvons dans le coin le plus pauvre du Cambodge, ou les Khmer Rouge se sont retirés à la fin des années 1990. Il n’y a pas beaucoup à manger dans le village mais on trouve un superbe hôtel neuf et désert à 5$ la belle chambre lumineuse. Nous réalisons qu’encore une fois nous faisons face à une nouvelle langue. Nous avons appris un peu de chinois, moins de vietnamien, encore moins de laotien, un tout petit peu de thai et vraiment pas de cambodgien. On a donc pointé et souri et fait des signes à la gentille dame qui nous a ouvert une à une ses casseroles de soupe, puis on a commandé notre première bière Angkor qu’elle nous a servie avec de la glace dedans. Les moustiques se sont attaqués à nous pendant notre petite promenade dans la soirée complètement calme avec un ciel libre d’encombres jusqu’à l’horison. Un garçon était en train de grimper un palmier pour aller chercher des noix de coco.

Nous n’avons toujours pas de carte du Cambodge et les routes ici n’ont même pas de bornes kilométriques : nous n’avons donc aucun plan qui vaille. Nous avons décidé d’emprunter vaguement la direction de Siem Riep (et donc Angkor Wat) et voir ce qui se passe.

Ce pays est véritablement un atterissage après toutes les montagnes qui ont fait partie de notre quotidien pendant les cinq derniers mois. Pas d’ardues montées, pas de descentes vertigineuses, pas de surprises en tournant un nouveau coin de flanc de colline : notre route est soudainement droite et plane, paisible, fondamentale. L’horison est vaste et droit comme celui d’un océan, seulement ses couleurs sont des nuances infinies de vert et d’or et on le navigue en pédalant. On roule à 30 sous un ciel énorme et mes pensées prennent un tour différent. Je sens les tapis roulants dans les longs halls vitrés de l’aéroport, la porte de sortie. C’est comme si on était soudainement arrivés aux murs de la bulle magique ou nous vivions pendant les deux dernières années et qu’il doit y avoir tout près une vitre épaisse au bout de cet horison soudain trop ouvert, comme dans The Truman Show. Avec une porte.

 

 

tout le paysage semble être un interminable marais. Riz, plantes de marais, buffles d’eau, pêcheurs de petits poissons de marais. Tout flotte

 

Un homme travaillant à la récolte du riz nous voit filer sur la route déserte et nous salue en levant sa faucille au bout de son bras. Épique. Prolétaires de tous les pays, unissez vous.

 

 

Il y a aussi de magnifiques arbres, parsemés ça et là au milieu de mers de riz, intriguants par leur nature verticale et leur capacité à créer de l’ombre dans ce relief cuisant sans autre refuge contre le vent et le soleil.

 

Tous les gens que l’on voit sont occupés à deux choses : travailler les champs de riz ou lancer leurs filets de pêche dans les marais. J’aurais aimé prendre plus de photos des pêcheurs mais on roulait trop vite et avions maintenant des objectifs de distance de 100km + par jour.

 

 

des genre d’oasis

 

 

Parfois on se faisait dépasser par des pickups/autobus pleins (!) de passagers.

 

 

flore des marais

 

 

la lumière d’après midi est superbe ici, découvrant encore plus de teintes de vert et colorant les pêcheurs d’une couche additionnelle de romanticism

 

 

Sigurd trouve sur la route le typique poisson

 

 

on lance son filet en lui donnant un grand tour, on laisse les plombs couler au fond, puis on plonge pour cueillir la récolte. On plie ensuite soigneusement le filet et on relance. Les filets sont tous faits à la main – on a vu plein d’hommes au Laos et au Cambodge s’occuper avec ça pendant des journées entières.

 

fini pour la journée

 

 

eau, vert, ciel

 

 

on nous salue chaleureusement

 

 

arrivés au village, on découvre un speed bump un peu intense…

 

 

6$ plus tard, check in dans notre hôtel. Le lit est tellement romantique qu’on oublie le manque de salle de bain sur l’étage. La salle de bain au rez de chaussée est une toilette russe sur un piedestal d’un demi-mètre d’ou il faut descendre en sautant avec les deux pieds sur le carrelage rendu glissant par l’eau éclaboussée du réservoir qui sert d’évier. À ne pas essayer dans le noir!

 

Le matin, nous avions acheté des oeufs cuits pour grignoter dans la journée. Les oeufs étaient vraiment chers et les filles qui les ont vendus à Sigurd arrêtaient pas de rigoler pour une raison mystérieuse. Malheureusement, notre manque de langage commun a rendu impossible une discussion productive sur la nature du produit. Nous avons donc eu droit à un beau choc quand Sigurd a commencé à peler son oeuf. Âmes sensibles s’abstenir! Sous le sac embryonal, on pouvait clairement distinguer que le petit foetus avait déjà toutes ses plumes. Je mets la photo la plus floue que j’en ai pour vous éviter un tour à la salle de bains. Inutile de dire que le mets ne fut pas dégusté.

 

 

Nous nous arrêtons souvent pour acheter des mangues à 1$ le kilo. Sigurd porte un t-shirt assorti.

 

 

Arrivant à Siem Riep, plein de petits enfants avec des vélos trop grands.

 

 

À Siem Riep, nous trouvons que notre 6$ nous garantit des conditions de vie un peu meilleures qu’à la campagne…

 

 

La grosse nouvelle est donc que Sigurd a envie de se poser un peu après deux ans de voyage, et avoir un vrai travail pour un bout de temps. Nous avons envie d’essayer la France, le Québec ou l’Asie, et notre processus de recherche d’emploi est donc un peu complexe. Quant à moi, j’envisage toujours de m’attaquer à l’Asie Centrale au printemps si j’ai de bons compagnons (hein Camille), mais je veux bien jeter un coup d’oeil sur le marché de l’emploi pour voir s’il y a quelque chose de passionnant. Le retour au Québec pour quelques années me tente pour retrouver mes amis et donner une chance à Sigurd d’apprendre le français. La crise économique européenne tient peu de promesses quant à un emploi sur le vieux continent, mais on va voir. On cherche aussi au sein d’ONG internationales. On garde donc nos horisons ouverts pour un nouveau chapitre en 2012 : qui sait ce que l’avenir nous reserve?

On passe donc trois semaines à Siem Reap entre la recherche d’emploi et la visite des temples d’Angkor. On se dit que chercher une job parmi les palmiers, la piscine et la bière froide avec un coût de la vie de 10$ par jours est moins déprimant qu’un novembre de chômage au nord de l’hemisphère nord.

À venir : les superbes temples d’Angkor.

Loi Krathong, Festival des lumières à Chaing Mai, Thailande

Ou là là on a eu chaud! Je ne crois pas que j’aurais pu survivre à un deuxième crash de blog mais miraculeusement, grâce aux pouvoirs de JF, les 0 et les 1 se sont alignés pour éviter la catastrophe et une touchante action a été en même temps entamée sur Facebook par Calle, Sophie et François, qui ont mis en backup tous les carnets depuis Google Cache. Avec de nombreux gentils encouragements.

Je suis émue!
L’aventure continue donc sur stilldreamer : voici les lanternes de Chiang Mai!

Nous avons quitté Torbjorn dans cette métropole du nord du pays; Sigurd avait envie de continuer à pédaler mais mes jambes commençaient à cliquer de partout et d’émettre des bruits bizarres en montant des escaliers, et j’avais vraiment envie de ne pas manquer le festival des lumières à Chiang Mai – la dernière pleine lune de l’année. Comme nous avons manqué absolument tous les festivals du monde depuis 2009, il fallait ben que je mette un pied à terre. Heille!

Avec plein de sens de compromis, Sigurd a donc accepté de passer une semaine entière dans une ville (yikes!) auquel effet nous avons décidé de faire un peu de CouchSurfing (ça faisait six mois!).

Nous avons trouvé refuge chez un gentil Allemand très geek et très méticuleux, qui vivait dans une magnifique maison dans une banlieue verte à six kilomètres de Chiang Mai, une distance parfaîtement rafraîchissante.

Il a été très généreux de son temps et a passé des jours entiers à nous montrer des choses inouies dans la ville ainsi que de participer à d’interminables orgies de repas, s’étonnant sans cesse du pouvoir digestif de Sigurd, qui ne connait pas de limites.

On en a aussi profité pour faire un lavage dans une vraie machine à laver (!) à 60C (!!) et revoir la vraie couleur de nos vêtements, ainsi qu’essayer de cuisiner, à la grande surprise de notre hôte qui n’en voyait tellement pas l’intérêt avec autant de bouffe pas chère dans le coin.

En tout cas. Nous avons du attendre le festival pendant quatre jours, qu’on a passés à faire du vélo, aller au marché, rien faire, manger et faire du sightseeing avec Michael.

Voici les beaucoup trop de photos que j’ai pris quand la pleine lune est enfin arrivée : des milliers, des millions de lumières. En ce beau jour de Novembre, on se libère de ses démons et de ses frustrations en relâchant des montgolfières en papier et des petits bateaux en bananier avec une mèche allumée au milieu, garnie de fleurs et d’offrandes

Il y avait aussi évidemment une énorme parade incluant des centaines de fameux ladyboy thai qu’il était vraiment difficile de cerner à l’oeil nu car ilselles avaient souvent l’air d’une magnifique femme. Une amie de Michael est prof d’université à Chiang Mai et nous a confié qu’elle s’est fait avertir que la moitié de ses étudiants mâles allaient être des femmes à la fin du semestre. L’été venue elle a réalisé avec stupéfaction que la prophétie était exacte… Yay!! Dans la société thaie, ce genre de chose est très bien accepté, surtout dans les grandes villes, mais la vie peut quand même être difficile pour ces personnes, surtout pendant leur transformation. Ceci est plutôt un homme, mais quand même bien décoré.

 

 

Un krathong – petit bateau en bananier, décoré de chandelles et d’offrandes : une pièce de monnaie, un peu de riz, et pourquoi pas des ongles de pieds et une mèche de cheveux pour symboliser le départ des des choses sales et impures.

 

 

Des centaines de kiosques bordent les rues du centre ville, ou les filles se dévouent à la laborieuse tâche de fabriquer les milliers de petits bateaux qui descendront la rivière cette nuit.

 

 

faits avec amour

 

 

les tables regorgent de fleurs – des montagnes d’orchidées…

 

 

une belle coquine devant des bouquets de lotus fermés

 

 

et partout – ça explose! pendant des semaines avant l’événements, tous les magasins se sont remplis de munitions de toutes sortes : des petits pétards pour se jeter dans les pieds jusqu’aux grandes fusées pour les feux d’artifice multicolores. Toute la semaine dernière on pouvait entendre de petites explosions ça et là, comme une casserole d’eau qui commence à bouillir, et cette nuit là c’était la débandade totale! Des sifflements, des explosions, des fleurs de feu, tout le temps, partout, toute la nuit. Même les petits bébés sont armés.

 

 

et puis, les lanternes… les magnifiques lanternes en papier de riz, confectionnées et pliées avec soin et attachées à une tranche de rouleau de papier essuie-tout gorgé de cire de chandelle. Pour lancer ce superbe navire, il faut déplier et trouver la forme de la lanterne, allumer la cire et attendre que l’air chaud te la tire des mains. Plus on attend longtemps, plus la lanterne se hâte vers le ciel. Aujourd’hui, des millions d’elles ont rempli le ciel, relâchées vers la lune claire et ronde par des milliers de mains à toutes les secondes de la nuit.

 

 

Je m’attarde sur ce spectacle emouvant avec quelques photos

 

 

 

on pouvait ausssi attacher un feu d’artifice au vaisseau, lui donnant l’air d’une méduse magique naviguant au fond d’un océan plein de créatures silencieuses. Le mouvement lent et constant créé par toutes ces lanternes était hypnotisant.

 

 

 

à la rivière, les hordes sont rassemblées pour relâcher leurs petits bateaux

 

 

heureusement ils sont fait de matériaux biodegradables – certains même en pain!

 

 

plein d’entraide et de communion

 

 

va, petit bateau, va!

 

 

tout ce feu donne donc un spectacle assez hallucinant de points lumineux dorés qui bougent lentement en couvrant tout le ciel et l’eau autour. Il n’y a pas d’autres mots – c’est magique! On se sent dans un monde flottant et chaud, ou tout peut tranquillement s’envoler ou suivre le cours de l’eau.

 

 

Toute la semaine, il y a des parades. Voici quelques photos

 

 

les dames ont des chevelures magnifiques

 

 

Distraction : Chiang Mai choque par la sexyness de leurs uniformes. Ceci est un exemplaire d’uniforme d’université : il existe aussi encore plus court!! Ce qui est très drôle aussi, c’est que les premières années sont hideusement humiliées en devant porter des uniformes avec de laides jupes longues et plissées et un gros numéro au cou, et doivent saluer tous les étudiants d’années supérieures avec une petite chanson correspondant à leur grade. Évidemment ces filles arrivent en deuxième année prêtes à déchaîner toute la cruauté accumulée pendant leur initiation.

 

 

Autre uniforme sexy : le policier. WOW. Cette photo ne rend pas justice à l’extême talent de conception de ces vêtements si moulants et si bien taillés. Presque tous les policiers sont brûlants de hotness et je ne peux quitter des yeux les autorités de l’ordre.

 

Au milieu des festivités nous sommes allés rassasier notre petit creux dans un petit resto. Encore une fois, nous apprécions les merveilles de la cuisine thaie, pleine de coco, citronnelle et noix mais aussi de surprises! Cette soupe Tom Yum a impressionné Sigurd plus que notre resto chic français à Vientiane!

 

retour à la parade et aux lanternes et à la divination de quelles jolies filles n’en sont pas

 

 

release

 

 

 

bien sûr j’enchaîne le pas

 

 

près des grands temples, on peut voir les moines s’y affairer aussi. Les temples sont encerclés de centaines de petits lampions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

grâce

 

 

mystérieux

 

 

 

 

curieux

 

 

femme verte pleine de mystère

 

 

de retour à la parade

 

 

des fleurs dans les cheveux et un grand sourire… quand on voit tellement de ces superbes et sveltes jeunes femmes avec leur peau dorée, leurs chevelures lourdes et brillantes et leurs petits nez, on a du mal à trouver belles les filles blanches avec leurs pantalons zip-off, leurs manières grossières et leur corps balourds. C’était choquant de voir une famille de dodus anglais aux boucles dorées et blancs comme des draps contester le vendeur de crêpes par rapport au manque de sauce au chocolat. Le père s’empare de la bouteille en plastique et l’écrase à répetition dans ses grandes mains dodues pour lui faire renifler bruyamment les maigres restants de son contenu sur sa crêpe couverte de sucre et de beurre. Tourne la tête – jolie fille svelte avec une fleur dans les cheveux.

 

 

Ouaaiissss!!

 

 

..

 

 

 

 

des porteurs de chariots

 

 

 

des couples

 

 

des cracheurs de feu

 

 

Bref, ce fut merveilleux.

Le lendemain nous avons passé une journée tranquille avec Michael à déjeuner éternellement dan son jardin après un petit tour au marché du vendredi juste derrière chez lui. J’ai eu un flash de génie et découvert que papaye + lime = délicieux!

Ce voyage m’a d’ailleurs inspiré de plein d’idées culinaires, et je pense que je vais me jeter sur le four de ma mère comme un tigre après six mois d’abstinence forcée!

J’ai aussi essayé, au grand étonnement de Michael qui ne pouvais absolument pas comprendre pourquoi on pourrait vouloir cuisiner quand on peut tout acheter prêt, de faire des crêpes au bananes dans un wok en aluminium sur un brûleur à gaz avec flamme industrielle : croyez moi, ce n’est pas tâche facile!!! J’ai du peaufiner ma technique pendant 6 crêpes avant d’en réussir une qui ne soit pas brûlée à l’extérieur et crue à l’intérieur et pas collée au fond du wok. Quel bonheur! Le même soir, j’ai fait de la purée de patates, ENFIN!!!! j’étais en manque de ce mets le plus délicieux au monde depuis l’Australie! Évidemment Michael avait les yeux ébouriffés et les cheveux sortis des orbites à voir la peine qu’on se donnait dans la cuisine qu’il n’avait pas touchée depuis plus d’un an, mais il a apprécié son assiette “repas du dimanche en famille” : poulet rôti, purée, salade.

 

hiiii!

 

puis, Michael nous a amené à l’équivalent du Mont Royal de Chiang Mai, ou il y avait une jolie chute pour se rafraîchir et savourer notre pad thai et riz collant au lait de coco flanqué d’une mangue… j’en rêve encore.

 

bonheur rafraîchissant!

 

 

zombie

 

mollet de fer, biceps de fer

 

 

hiiihi

 

 

coup bas

 

 

 

America’s next heavyweight trucker! (eh oui je pèse maintenant 72 kilos!!!)

 

 

en voie au séchage

 

 

le dit riz à la mangue

 

Puis, au sommet de la montagne, nous visitons le temple le plus célèbre de Chiang Mai

 

 

C’est joli et couvert d’or

 

 

plein de myrte et de moines

 

et nous voyons enfin comment pousse le Durian!!

 

 

Sigurd est inquiet devant tant de bouddhisme

 

 

 

 

 

D’or

 

 

lotus, Bouddha, lotus, Bouddha…

 

 

autre exemple de petites cloches

 

 

L’arbre de magnolias tout vidé de ses fleurs

 

 

puis nous allons chercher le troisième souper de Sigurd qui a encore faim (tout le monde n’en revient pas). L’amie de Michael a froid (il fait 26) et je lui passe galamment ma chemise blanche. Bon on est pas rendu là, avoir froid à 26, mais je pense qu’on va avoir de gros problèmes avec le retour en Europe en décembre… brrrr!

 

 

Nous ne choisissons PAS le  German Hofbrauhaus “Y Cada Antonio”. Avec un tilde sur le N.

 

Ensuite de ça, Michael et moi nous armons de nos 50 mm respectives et allons faire une orgie de lantern-o-photo pendant que Sigurd se promène sans but, blasé. Les lanternes sont installées en grand nombre partout au centre ville et c’est très beau!

 

 

ça a l’air de ça de jour

 

un miracle qui sort soudainement d’un gros lotus en soie! Happy Birthday, Mr. President!

 

 

lanternes

 

 

Lanternes Ange de Noel

 

 

Lanternes Amsterdam

 

 

Lanternes CMYK

 

 

 

Lanternes Excel

 

 

Lanternes Chow Mein au Poulet (fun fact : on a jamais vu de Chow Mein, de General Tao, de chop suey ou de biscuits fortune  en Chine. Et jamais de sauce visqueuse dégueulasse.)

 

 

Lanterne Geisha

 

 

Feu “pétale de fleur”

Lanternet

 

Elephanterne

 

Lanternet “Le dragon de papier”

 

 

Lanterne Chinatown

 

 

 

 

Lanterne Innonence

Lanternes Scènes de Chasse

 

Lanterne Silhouette Ipod Dance

 

Lanterne fluffy

 

Mischievous Lanterne

 

Allez, une pause bracelets, on respire, et…

 

Lanterne émerveillement juvénile


Magnifiée

 

Lanterne noix de coco

 

C’est fini les enfants! Bravo pour votre patience pendant lanternance infinie de photos de lanternes. Voici l’inspiration pour mon idée culinaire “Omelette dans un gaufrier”

 

 

Et un dude en train de fabriquer des sombreros

 

 

Le massage thai!!! Mesdames, messieurs, non seulement nous avons essayé le massage thai (spécial : on te masse à coup de genoux et de coudes et de stretching mais j’aime ça), on est même allés chez le dentiste!!!  Heureusement, tout a bien été sauf que les dents ont continué à bouger dans nos bouches pendant les 24 heures qui suivirent, soudain libres de plaque après des heures de mutilation de gencives avec d’horribles crochets en métal. Yikes. En tout cas, massage thai dans la rue. 4$ une heure!

 

 

 

Un artisan

 

 

très talentueux

 

 

et tout le monde prie le Buddha en chantant des mantras en choeur. C’est très joli

 

 

Les cartes postales homemade pour les êtres aimés qui ont osé postuler au programme Postul Postal (ou ceux que j’ai forcés à me donner leur adresse). Ça m’a pris 2 heures pour choisir les photos, 30 minutes pour aller les imprimer, 3 heures pour trouver un carton, et innombrables heures pour découper le A2 que j’ai eu en carte postales et coller, coller coller, ensuite acheter des timbres, coller coller coller, écrire écrire écrire, l’air rêveur, les yeux tournés vers le ciel et le crayon entre les dents, et trouver une boite postale. Véritablement.

 

 

À part de ça, voici un temple chinois à Chiang Mai – une surprise… mais il y en a beaucoup!

 

des insectes BBQ gros comme mon index

 

un superbe temple

 

 

 

 

un moine canonisé en cire… un peu freak.

 

 

 

bis cloche

 

 

tris cloche.

 

arbre style africain

 

 

 

Temple doré à six heures, en plein milieu du marché. Michael nous a sorti au milieu de la rue pour observer un phénomène extraordinaire. Un marché bondé de monde, un brouhaha sans pareil, puis sonne la cloche de six heures, et l’hymne national retontit dans la rue. Tout le monde arrête leur mouvement immédiatement, comme quand on joue à “freeze!”, certains la monnaie levée vers un vendeur, certains avec une brochette presque dans la bouche, une musicienne de rue arrêtée en mi phrase avec son archet suspendu dans l’air, et respecte un silence immobile le temps d’honorer la patrie. Cette fois ci c’était un arrêt total réussi, mais Michael nous raconta avoir vu un touriste qui a mis du temps à réaliser ce qui était en train de se passer, continuant à se promener sans remarqur ce soudain musée de cire. Dès l’arrêt de la musique, tout repart comme si rien ne s’était passé. Le plus proche qu’on peut vivre du temps qui s’arrête!

 

 

temple bis

 

 

soies brodées au fil d’or

 

lampes japonaises

 

 

boules succulentes II

 

 

le résultat

 

 

 

Pour finir, quelques scènes de la fin de la Thailande en quittant le pays vers le sud. Quinze jours était cruellement peu, et il nous faudra absolument revenir.

Temple en bois de teck style birman, comme il y en a beaucoup dans le nord.

 

 

 

 

 

 

 

 

du beau travail de bois

 

 

trouvé sur un paravent d’hôtel, peint à la main et représentant très bien les Thailandaises.

 

 

 

toujours dans le temple de teck

 

 

Chameleon ou autre igouane vraiment adorable et sociable qui fait semblant d’être un arbre . Moi? un igouane?  non non. Je ne suis pas là pour l’instant Gilles, veuillez laisser un message après la tonalité… “Hey j’tai reconnu, t’as dit Gilles!” “Ah shitis”

 

 

portière de fenêtre

 

 

belles tours

 

 

 

Puis, soudainement, on prend un bus de nuit et après on a juste 120 km a faire jusqu’à la frontière. Après avoir passé la nuit dans un siège qui ne se baissait pas vraiment en se faisant réveiller tout le temps par des clips vidéo, les Transformers ou des arrêts.

Le lendemain, pour la première fois de ma vie, je suis vraiment en train de m’endormir au volant, les fameuses petites pauses de deux secondes pour se reposer les paupières, et j’ai besoin de boire quatre redbull et deux cafés pour inspirer mon corps à l’action.

Vivement le Cambodge!

Au marché à trois kilomètres de la frontière, la Thailande nous fait un dernier cadeau – un éléphant vient de se faire acheter tout bonnement.

 

 

 

Nous avons entendu plein d’histoires d’horreur par rapport à la frontière Ouest faisant face à Bangkok, empruntée par la majorité des touristes en Asie du Sudest. O’Smach, la frontière du nord, était apparemment ravagée jusqu’en mai 2001 par une guerre de territoire assez violente entre le Cambodge et la Thailande, mais nous l’avons trouvé bien confortable et passablement déserte.

Quelques expats qui faisaient un visa run y menaient des discussions familières avec les agents d’immigration, quelques locaux qui passaient right through. Nous étions les seuls touristes, équipés du 20$ officiellement nécessaires aux frais de visa, nos Baht thai bien cachés dans nos sacs. À notre grand amusement, l’officier a effectivement commencé à raconter des histoires sur comment on acceptait les dollars seulement dans les aéroports, et ici il faut payer en Baht (le montant qu’il voulait correspondait à …32$!) et que bla bli bla blu etc. J’ai été très cute et innocente (j’avais planifié scrupuleusement mes deux tresses Heidi) et j’ai dit ah monsieur, si on avait su on aurait pas été dans la banque echanger tous nos Baht, blah blah, et finalement on s’en est sortis avec en tout seulement 5$ de tips pour l’officier, ce qui est vraiment bien joué! On était vraiment très cutes.

Maintenant au Cambodge, gros changements en vue, j’en parle au prochain épisode.

 

Je vais de ce pas faire un backup de ce post :)

6100 km : con-temple la Thailande sur ses routes de soie

Après nous être fait étamper notre droit d’être en Thailande pour quinze jours (!) nous avons immédiatement mangé un pad Thai avant de nous demander ou donc on aimerait aller dans ce pays. Sans guide ni recherche, nous avons pensé rester dans le nord dans tous les cas, surtout avec toutes ces inondations à Bangkok. Nous avons acheté une carte dans un des millions de 7-11 pleins de convénience et d’air climatisé qu’il y a ici, et demandé au gars du café de nous suggérer une route pour l’après midi. Il nous a pointé en direction d’un genre de mont Sinai d’ou il fait bon regarder le lever du soleil, au prix d’une très grande montée.

Une fois décidés, nous avons entamé notre périple en demandant le chemin à un gars qui a demandé à la fin d’ou on vient (du Laos) et en nous tapant dans le dos en riant de notre réponse. Nous découvrons rapidement la source de son amusement – on voit une auto rouler vers nous en se faisant dépasser par un gros camion qui roule aussi vers nous et peut être qu’on est pas sur le bon côté de la route après tout… maudit ici on roule à gauche.

On sent tout de suite que le pays et les gens ont des moyens, que tout le monde peut et veut parler anglais, que même le plus petit resto a un menu fait spécialement pour les étrangers, et que les routes sont les meilleures qu’on ait vu dans le monde jusqu’à présent. Tout le monde est gentil avec nous et on tombe très vite sur ce joli monastère qu’on visite avec plaisir.

D’abord une petite hutte de prière toute équipée

 

un paquet de jeune moines préparant le temple pour la saison du festival de novembre, un genre de nouvel an qui célèbre la fin des pluies

 

 

la belle vue

 

 

des petits moines s’affairent à mettre de l’eau fraîche sur l’autel

 

 

la tour du tambour

 

 

une tuque!!!! shit

 

 

de l’art plutôt moderne à l’intérieur. très nouvel âge!

 

 

de la fenêtre

 

 

 

 

des belles murales sculptées

 

 

 

 

 

 

 

 

de l’eau du puits pour laver et savonner!

 

 

la belle tour

 

 

autre new age

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

puis nous prenons ce chemin vers le fameux point de vue. Full cool department of rural roads!

 

 

nous découvrons que c’est un tit peu apic… montée descente d’égale insanité, personne n’a assez de freins ni de muscles pour ça. Je n’ai jamais de ma vie vu une route d’un tel gradient – en soufflant comme un train à vapeur je faisais des zigzags aussi larges que possible sur le chemin mais malgré tout ma roue avant arrêtait pas de lever, menaçant de m’envoyer par terre à toute seconde. MALADE. Cette monstruosité (toujours avec une asphalte parfaîte) nous arrachait un commentaire à toutes les 120 secondes. T’en reviens tu? Ça a pas de bon sens! Et tout ça pendant 20 km. Une mongolerie.

 

 

 

quand c’était encore un peu tolérable de le faire en pédalant

 

mais c’est vite devenu pire! à six heures il nous restait encore huit kilomètres à faire… complètement dans le noir, et la route s’est dressée comme une pente de ski double noir. On ne voyait pas plus de dix mètres d’asphalte derrière soi avant qu’elle disparaîsse dans le gouffre qu’on venait de grimper. Seulement des motos et quelques motos pouvaient gravir cela, et ça sentait le frein brûlé après ceux qui descendaient. On est arrivés à 20h30 après presque trois heure de marche épuisante à pousser nos machines, complètement affamés.

au moins 30 degrés! pas truqué, voyez les palmiers en arrière plan

 

 

 

juste avant d’entamer notre montée, on s’était perdu dans un verger de pamplemousses et deux gentils hommes nous en ont offert trois GÉANTS. En les sortant de nos sacs en arrivant, on réalise que les miens pesaient au moins cinq kilos ensemble… Au moins elles sont délicieuses et se prêtent bien à une séance de méditation transcendantale

 

 

Yeah!

 

 

Le lendemain on se lève à quatre heures du matin (yikes) et on va grimper ledit point de vue. Malheureusement, le ciel est complètement couvert et le lever de soleil ne se fait aucunement voir, mais on peut prendre plein de photos des surexcités touristes thai en grand nombre sur le site. Ces fakes enfants traditionnels étaient là pour se faire prendre en photo pour de l’argent, mais dans ma grande ignorance culturelle j’avais pas compris ça et ai du faire comme si rien n’étaient quand ils ont commencé à courir après moi alors que je m’apprêtais à redescendre. Oups!

 

mais de jolis nuages

 

 

 

 

Torbjorn le photographe s’exerce sur ce paysage

 

et peu après Sigurd a un beau flat

 

nous passons un petit village ou on voit ce magasin plein de vêtements traditionnels d’une qualité folle. Tout cet ensemble a été brodé à la main avec de petits X.

 

une descente agréable pour l’aérodynamique homme imperméable

 

 

une petite chute sur un joli terrain de piquenique plein de petites familles ou Sigurd, les freins cassés, roule à toute allure en dévalant les quatre marches en béton sous les sifflements effrenés du garde-parc

 

 

en arrivant dans notre première ville thai Sigurd trouve de nouveaux câbles enfin

 

 

puis on se trouve un hôtel très rose et pas cher avec du wifi, et adoptons immédiatement un chat qui nous a suivi de dans la rue en miaulant beaucoup. Sigurd lui donne vite des saucisses chinoises qui trainaient au fond de nos bagages et le chat fait comme chez lui pendant une couple d’heures dans notre chambre. Quand on l’a finalement chassé avant d’aller dormir il est resté très longtemps devant notre porte close à avoir de la peine.

 

 

animal de compagnie à louer

 

 

autre temple

 

 

 

des serpents des dragons

 

 

 

de la dorure

 

 

plein de magnolia qui sent bon

 

 

autre exemple d’aérodynamisme en bleu et rouge

 

 

une illustration de la qualité de l’asphalte

 

 

et du paysage

 

 

un vieux cycliste thai avec deux vélos (dont un Biatchi) strappés à son auto s’arrête pour nous saluer cordialement et nous donner des bananes séchées et de l’eau avant notre deuxième grande montée du jour. Décidément on a le don de trouver les montagnes mêmes dans les pays plats…

 

 

récompensés d’une autre descente géniale ou les virages étaient tellement surélevés qu’on pouvait se coucher bien bas pour les prendre bien vite

 

 

le rêve

 

 

un petit paysage en chemin

 

 

observation

 

 

 

hihi

 

on a du s’arrêter peu après pour cause de jantes en train de fondre

 

on arrive de nuit… encore

 

 

 

joli comme tout

 

 

arrivés au village je m’occupe à repriser le enième énorme trou de mon unique pantalon : le pauvre commence à être transparent après quatre ans de port intensif. Malheureusement, même ma grande solidité de couture n’y peut rien : un nouveau trou est apparu deux jours plus tard juste en dessous de l’ancien. Avec grande cérémonie, il a du prendre la poubelle :( J’ai du donc m’acheter un pantalon vraiment hippie que tous les touristes portent ici pour avoir l’air relax et exotique; -100 points pour la grâce et la sexyness…

 

Voici une partie travail qui fut fait sur ces fesses de pantalon durant la dernière année

 

 

Trois joyeux lurons

 

 

devant une belle vue

 

Enfin quelqu’un qui a trouvé un compromis! Ils ont confiance en leur pouvoir de persuasion – converting vegetarians since 1987

 

À Nan, ancien royaume indépendant, nous sommes éblouis par la beauté des temples. Ici, aucun blanc : dans le Lonely Planet ça dit que c’est loin et difficile d’accès et qu’il y a pas grand chose à faire. Excellent!

 

 

À l’intérieur de ce temple, des murales d’un détail fou

 

 

 

 

 

 

les quatre murs!!!

 

 

….

 

 

hmmm….

 

 

 

 

 

 

 

 

comme vous voyez j’ai bien aimé ce temple

 

 

 

 

 

 

 

 

c’est la saison des orchidées partout

 

 

 

 

et toujours les murs plein de miroirs colorés

 

 

bling!

 

 

 

 

la proue d’une pirogue de course longue d’une vingtaine de mètres!!! la course était trois jours plus tard et est l’évènement de l’année à Nan, mais vu notre horaire étroit nous devions continuer :(

 

 

des temples partout partout

 

 

dans un très vieux temples, peintures anciennes sur des murs tout bosselés

 

 

à côté, un petit dôme representant des scènes de l’enfer très inspirantes

 

 

iiiish…

 

 

encore

 

 

 

 

des serpents

 

 

 

 

 

des peintures

 

 

c’est tu redondant?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ces petites cloches sont partout et sonnent délicatement dans la petite brise

 

 

gargouille perplexe

 

 

sous l’escalier dans un endroit bien dissimulé

 

 

 

 

des fleurs

 

 

 

 

les lampadaires… tout en Thailande est tellement beau et raffiné!

 

 

non loin de Nan on fête notre six mille kilomètres!

 

 

avant d’arriver à Phrae, autre endroit nowhere mais avec encore une fois plein de choses à voir et une ambiance incroyable. Au marché de nuit nous nous régalons de plein de bonne nourriture

 

 

Sigurd achète des rouleaux printaniers

 

 

et des dragonfruit

 

 

des poissons

 

 

d’autres guedis

 

 

des mangues vertes

 

 

et des temples partout bien sûr

 

 

des légumes

 

 

de la friture diverse

 

 

des roties!

 

 

et d’infinis portraits du roi et de la reine : dans les écoles, les maisons, les restaurants, les temples, les affiches au bord de la route. Le roi en train de faire ci, en train de faire ça, d’arroser le riz du peuple, de prendre une photo, de porter l’habit de moine, de porter l’habit de monarche. Vive le roi! (apparemment il est très cool même s’il possède très peu de pouvoir réel malhereusement)

 

 

et sa femme

 

 

fruit inconnu

 

 

et temple temple temple.

 

à Lampang, notre avant dernier arrêt avant Chiang Mai ou Torbjorn nous quitta, on s’est réveillé avec une grosse parade défilant sous nos fenêtres. On était un peu blases mais on est finalement descendus jeter un coup d’oeil de près après une demi-heure.

 

et voilà, course folle au Laos et Thailande, horaire trop chargé, grosses journées, mal aux genoux, mais que de belles choses, de belle asphalte, de belles villes, de gentilles personnes.

Nous continuons dans quelques jours vers le Cambodge, après avoir profité du festival de lumières en cours à Chiang Mai – des photos à suivre la semaine prochaine!