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Chez Darwin – San Cristobal, Galapagos

Après trois jours de célébrations d’arrivée nous avons été déguster notre chance d’être ici. Même en entrant au port la nature est partout – les lions de mer s’entassent sur les escaliers et les trottoirs, les pélicans se reposent sur les grandes roches tout autour et les crabes colorés grouillent sous leurs pieds.

Les sites sont gratuits pour nous car les 100$ pour l’entrée au parc national est deboursée par les touristes qui viennent en avion ou en bateau de croisière. Nous allons en premier visiter les grandes tortues!

Les tortues sont énormes et effectivement extrêmement sédentaires – quelle lenteur spectaculaire! Lorsqu’on s’approchent d’elles, elles se réfugient dans leur coque en expirant très fort. Elles ont aussi l’air de porter du eyeliner!

entre les arbres on a trouvé toute une armée de bêtes

“J’ai cent ans et toutes mes dents”

Alimentation : des ptites feuilles vertes que j’ai ramassé hier et que je tiens dans ma bouche en attandant de les mâcher à un moment donné. Ouaip. Ce sont mes ptites feuilles! Pis je vais les manger.

Je marche!

Je marche!!! yessss

Ah! quessé ça sur mon chemin? ça a l’air d’une roche! hmmm.

qu’est ce que t’en penses toi? ah c’est mon ami Albert? ah…

J’ai pas le goût de faire le tour anyway…

Après les tortues, on est allés visiter une super jolie plage sur la côte nord de l’île. Les vagues étaient spectaculaires et on a vu des tortues nager dans l’eau!

Adonis l’explorateur

Le capitaine vagabonde romantiquement dans le vent

Les quatre petits namis!!!! Salut!

El amor en el corazon

Plage! plage!!! Le courant de Humboltd rend la nage difficile par contre – c’est froid en maudit!

Folle danse tribale

Le fou à pattes bleues trouvé avec joie sur la petite falaise qui surplombait la plage.

Très lentement, j’ai pu m’approcher de l’oiseau si près que j’aurais pu le toucher! il aimait bien regarder dans toutes les directions et se fouiller sous les ailes.

Pendant l’une des nuits de fête les gars ont ramené ce flamant rose en béton armé à moitié décomposé à coup d’efforts herculéens. Ça nous a pris une bonne heure pour ramer jusqu’au bateau parce que soit on oubliait de ramer, soit on oubliait de penser.

J’ai du passer des heures à observer ces superbes crabes tout colorés qui couvrent le bord de l’eau

nous nous sommes cassés les yeux en essayant de trouver les igouanes de mer entre les roches noires – une entreprise épuisante!!!!

La côte ouest est sauvage et pleine de mer passionnée

Pichou – mouchi – kouchi maman lion de mer!

Les vagues sont énormes et ce doit être le paradis du surf pour les gens qui ont un wetsuit vraiment épais!

amour de phoque dans la lumière d’or!

il faut aussi s’amuser dans l’eau! plif – plaf

Le fou à pattes bleues en vol

Adonis observe rêveusement l’horison

sous un arbre empoisonné qu’il faut pas toucher!!!

Pour aller et venir sur notre bateau, nous sommes transportés par ces jolis taxis d’eau garnis d’un drapeau Ecuadorien. Quand on monte à bord, personne n’a besoin de s’expliquer car tout le monde nous connait – le Capitan Loco sur le voilier Flamingo!

un suspicieux petit héron!

Pélican! Il a l’air bien pédant!

Pélican 2, fille?

Repos parmi les crabes sur roche ergonomique

Évidemment, tout le monde trouve cet endroit fantastique. Quelle chance!!!

Nous allons essayer de visiter une autre île – départ ce soir vers Isabela, apparemment spectaculaire. Si on ne réussit pas à mouiller sans problèmes (nous avons un permis seulement pour le port à San Cristobal), nous allons attraper les Alizés et nous lancer vers l’immensité du Pacifique sans escale!

De retour à la civilisation dans les Marquises, de l’autre côté, dans trois semaines qui devraient s’avérer ensoleillés et plaisantes.

Panama -> Galapagos

Revoilà internet après deux petites semaines d’absence et voici les photos de notre première semaine Pacifique de Panama jusqu’aux Galapagos.

Ce fût un passage relativement difficile avec le vent de face d’une force considérable – 30 noeuds en moyenne, donc on avait les voiles bien diminuées et on allait assez vite en nous ecrasant les nez dans les vagues. J’avais le quart du matin – habituellement le plus magnifique, mais en dix jours nous n’avons vu aucun lever ou coucher de soleil – juste du gris et du noir. Le manque de lumière nous a un peu eprouvés, ainsi que le manque de bouffe fraiche car l’humidité de Panama a tué tous nos légumes.

Voici notre mouillage au Panama, ou tout le monde nous connaissait après un court laps de temps en tant que le capitaine fou et son fol equipage…

Les légumes et les fruits encore entiers un jour après leur achat – nous essayons d’éviter leur mort prochaine en les lavant dans l’eau chlorinée et en les enveloppant de papier alu. Ça a pas marché!

Sigurd, surnommé depuis longtemps Adonis (pour sa beauté hellénique) fait sa part

On fait un petit arrêt à Las Perlas en passant pour attendre qu’une depréssion passe, et il nous pleut dessus constamment. Ça nous donne une chance de remplir nos récipients d’eau et de célebrer le Jour de la Carotte (carottes toutes pourries après trois jours et donc une panoplie de mets à la carotte fûrent confectionnés) et la Semaine du Chou.

Quelques heures de soleil nous ont été accordées et la chixxx australienne put bronzer ses fantastiques jambes

en partant de Las Perlas

Aussitôt partis, on lance les lignes de pêche et qui attrape la première dorade? Fisherwoman, bien sûr!!!

Avec ça j’ai confectionné un délicieux ceviche – la dorade crue arrosée de jus de citron et de sauce soja avec de lail et des rondelles d’oignon.. MMM! avec du wasabi.

Les dauphins ont pas manqué

Le vent dans les voiles

Les nuits étaient en général assez tourmentées avec un vent changeant et une mer forte. Le journal de bord était rempli de complaintes et d’encouragements

On a fait une recette comme dans le livre!!!!!!!!!! Ça parait tu?

J’ai fait ma première meringue a vie et ça a vraiment levé! miam! En mer il y a vraiment le temps de cuisiner et le four n’arrête jamais avec deux femmes à bord.

La voile, c’est intense!

Comme il n’y a pas de pompe à eau salée à bord, on l’attrape à haute vitesse avec un seau qui a d’ailleurs déjà rendu l’âme

Les poissons volants nous visitent fréquemment le matin – une aube grise et froide. J’ai sur moi tous mes vêtements, et ma tuque!

Faible lumière essaie de percer les nuages

On passe sous de nombreux grains qui rendent le vent nerveux et moqueur. Le tout arrosé de petite bruine à grande vitesse.

Voici le magique setup de pêche que Bunj nous a montré : on sait que la ligne est tendue quand l’épingle à linge saute avec un petit clic, tirée par l’extension de l’elastique. Génial!

Le capitaine écoute le vent

pendant un de mes quarts je fais un effort herculéen et lave tout le cockpit avec l’eau de javel – de noir à blanc oh mon dieu enfin ça a l’air d’un bateau de nouveau!

J’omets ici une couple de photos qui fûrent perdues avec le mouillage accidentel de ma caméra (bonne chance caméra!) mais nous avons eu un incroyable baptême de l’équateur en passant la latitude 0.00.00 – dans le froid polaire de la nuit qui tombait, on a du se vêtir de papier de toilette, après quoi Bunj nous a balancé un seau d’eau de mer dessus, suivi de farine, ketchup et sirop d’érable. Toute trace de tristesse fut ensuite effacée avec un petit verre de rum. Une expérience inoubliable, et on aura droit a une revanche sur le capitaine à la ligne de changement de date – longitude 180!

Le dixième jour, le soleil est sorti et l’arrivée aux Galapagos était absolument spectaculaire!

Le vent a tourné dans notre dos, on a laissé aller les voiles et on s’est assis dans le filet avec une petite bière bien froide, quelques boites de calmars, du boursin, des biscuits et la parfaite musique de Cafe del Mar…

Les paréos du capitaine!

Doucement, nous avons glissé le long de la côte de la longue île aride de San Cristobal et nous avons mouillé dans une petite baie au port de Baquerizo Moreno. Avant que l’ancre ait touché terre, un petit ami est venu nous souhaiter la bienvenue!!!! Salut!

Le canal de Panama

Après une semaine à Colon à s’occuper de la paperasse du canal (heureusement nous avions notre agent Tito qui se promenait à notre place dans le labyrinthe des obscurs bureaux avec nos passeports à collectionner les étampes), nous fûmes enfin fin prêts pour partir. Sauf que Sigurd est tombé malade, on est allés voir le médecin et on a appris qu’une incroyable épidémie de grippe décimait le Panama, on s’est fait flanquer une seringue dans les fesses et voilà. Nous fûmes donc fin prêts pour partir.

Le canal de Panama nous sauve quelques 13 000 km de voyage à travers ses 77 km d’écluses. Elles nous cueillent de l’Atlantique, nous élèvent d’une vingtaine de mètre dans un gaspillage faramineux d’eau potable (200,000,000 L par passage déversé directement dans un des océans après usage) et nous déposent de l’autre côté dans le Pacifique, quelques écluses plus bas.

À l’approche des écluses, nous sommes parmi les grands

Un pilote nous est assigné pour nous guider dans notre passage et nous assigner la position à adopter dans les écluses, et notre capitaine Bunj est bien anxieux du bon déroulement de l’opération. Notre petit bateau a peur des turbulences et des murs.

Du trafic dans les deux sens!

Sigurd se prépare à passer une des quatre bouttes stabilisateurs au personnel du canal. Nous avons de longues cordes au quatre coins du bateau qui permettent de le maintenir soit au centre de la chambre, soit amarrés à un mur ou un autre bateau.

En primeur, tout l’équipage, incluant la jolie et chixx Giulia – une gentille Australienne aux origines Italiennes qui nous accompagne depuis notre arrivée au Panama.

Je fais des sports de bras! Un équipage actif.

Énorme!

Ici on voit bien l’incroyable dénivelé d’eau que les écluses négocient à toutes les demi-heures. Chacune des écluses ne prend que quelques minutes pour se remplir de 100 000 litres d’eau – les grandes portes se ferment, une grande turbulence surgit du fond de la chambre et tout d’un coup on voit le niveau d’eau monter rapidement et nous amener au niveau des petits trains qui halent les cordes des gros bateaux et des travailleurs du canal qui fixent avec surprise notre féminité déshabillée au milieu de ce monde de cargo.

Notre ami Fégulus

Vue de la deuxième écluse – une file interminable de géants attendent leur tour

Ici nous amarrons à un bateau mexicain pendant la montée – on prend des photos de nous et je parle à ce matelot pendant qu’on attend de repartir – il n’en croit pas ses oreilles quand je lui dis qu’on est sur ce bateau comme matelots et pas comme bikini-clad décorations, même si pour l’occasion j’avais rêvetu mon plus humble et couvrant costume…

Ils nous laissent un petit souvenir en guise d’amitié

En arrivant de l’autre côté, le succès fut bien arrosé et nous nous sommes lancés dans la tâche gargantuesque de faire des courses pour quatre personnes pour trois mois! S’en suivit une facture d’épicerie de 13 mètres, plus de 15 carosses d’épicerie et un chaos total sur le bateau – et on a pas fini! Il nous reste les légumes, et ensuite je mettrai en ligne une représentation de ce que c’est une facture d’épicerie de 13 mètres. Après avoir passé une semaine dans des centres d’achats et des épiceries géantes à calculer si 70 L de lait et 20 kilos de riz c’est trop ou pas assez, nous espérons partir vers la fin de cette semaine pour les Galapagos – vivement le Pacifique!!!

P.S. :( Deutschland