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Le quotidien

Comment passer ses journées sans la télé si on ne travaille que quatre heures par jour?

Faire un peu de tâches ménagères, ex. du lavage de linge à la russe sur l’espèce de planche à laver en pierre qu’il y a au point d’eau. (Do!) Le lavage de linge pouvait aussi se faire au ruisseau.

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mais le courant pouvait entrainer ton pantalon de manière à ce que tu aies à le chercher pendant une demi heure au fond en pokant avec un bâton.

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Balayer toute la maison. Égaliser le plancher ou les murs en dissolvant et remodelant la terre avec une guenille mouillée. Donner à manger aux animaux. Faire la vaisselle. Couper du bois pour le feu avec une machette.

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Aller faire les courses en ville en faisant trois heures de route en vieil autobus scolaire, puis retourner avec le même autobus tard le soir pour compléter la dernière demi-heure du trajet à pied avec du gros poids…sur la tête.

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Mais mis à part les tâches ménagères, on avait aussi plein de temps pour de la plaise, surtout avec les deux plus jeunes filles qui étaient tout le temps partantes pour une marche, un jeu, la cueillette de fleurs en quantité industrielle, ou la recherche de nourriture sous forme de divers fruits tropicaux.

Nelsi était ma préférée pour son aptitude incroyable à grimper dans les arbres les plus improbables.

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Du à sa légèreté, elle pouvait accéder aux parties d’un arbres dont je n’osais même rêver

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Les fleurs faisaient une partie intégrante de mon séjour là-bas. La plus jeune était folle des fleurs et en ramassait constamment pour me les offrir.

C’est incroyable à quel point un bouquet ramassé dans le jardin ou pendant une marche était élaboré. Quelque chose qui peut bien valoir 80$ au Canada, plein de couleurs et de fleurs que je n’ai jamais vues.

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Yareli avait la fâcheuse habitude d’arracher les fleurs en laissant un centimètre de tige, d’où sa manière particulière de m’offrir cette rose et cette daffodile?

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Nelsi utilise la mousse séchée comme support à fleurs des champs qu’on est allés cueillir à la montagne en arrière de chez nous.

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Les plus belles fleurs que j’ai eues m’ont été offertes par la grand maman qui habitait à une heure de marche de chez nous. Les filles aimaient bien y aller pour chiller, et la vieille dame est tellement fine et en besoin d’affection depuis que ses enfants ne la visitent plus (classique). Elle habite avec une fille orpheline de 14 ans qu’elle a élevée, plein de poulets qui courent dans la maison, des chats et des chiens.

La voici derrière sa dernière création.

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En closeup,

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et plus

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J’ai attrapé la fin de la saison des mangues, pendant laquelle tous les enfants du village se trouvaient dans les manguiers le plus clair de leur temps. Après la saison des mangues, on pouvait aller ramasser les fruits de la passion mais c’était moins bon.

Voici quelques clichés d’une de nos excursions manguières. Wilson mange le bout le moins compliqué de la mangue. Le bout le plus compliqué de la mangue (autour du noyau) se jetait à cause de l’abondance des mangues.

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Nelsi dans sa position classique : dans un arbre.

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Comme l’automne arrivait, les chanterelles ont aussi pointé leur nez dans la forêt. Notre père a utilisé son dimanche (seule journée de congé) pour aller en cueillir pour le dîner.

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Outre ces choses, l’après midi passait à jouer. Ici j’ai pu partager ma connaissance de la fabrication du bateau en papier (et de l’avion en papier) qui a fait fureur.

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Ce fut une course de bateaux à laquelle Sigurd a participé.

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En plus de servir de port et de lave-linge, le ruisseau faisait aussi office de douche par beau temps. C’était moins ennuyant que la douche à la maison, le courant était excellent et l’eau moins froide s’il faisait soleil.

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Lavez lavez, savonnez savonnez toute la famille. Le plus désagréable dans cette situation était d’échapper le savon, qui se faisait particulièrement glissant dans cet environnement.

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L’après midi pouvait aussi se passer dans le hamac

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mail il faut savoir qu’on ne reste jamais seul dans un hamac bien longtemps…

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Le soir, parfois on visitait des gens de la famille avec les enfants, ou on allait prendre une marche. On habitait en plein dans les montagnes alors c’était toujours un plaisir.

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Bernarda et Nelsie pointent vers le sud, ou habite leur tante – destination de rêve.

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Le joli crépuscule

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Puis on faisait le souper, qui dans ma famille était très varié contrairement à la plupart des autres familles honduriennes. Bien sûr, il faut prévoir une heure à chaque jour pour moudre le mais (tâche que j’ai entrepris pour remodeler mes bras gras) (ça a moyen marché) et faire les tortillas. On mangeait aussi beaucoup de fèves noires et d’avocats, et un genre de fromage salé feta style que j’haissais vraiment.

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Parfois faire le souper impliquait un innocent poulet.

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Boire du Coke à toute heure du jour n’était heureusement pas dans les habitudes de ma famille, mais c’était vraiment l’exception à la règle, comme en témoigne le poster suivant. Toute bonne famille au Honduras aime bien avoir un trois litres dans son garde manger pour éventuellement nourrir le bébé (à la place du lait) ou se rafraîchir soi même.

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Après le souper, c’était pas la grosse veille étant donné qu’il faisait noir et qu’on s’éclairait aux chandelles. C’était normalement un moment pour jouer aux cartes (ou le trou de cul adapté en espagnol a fait toute une fureur).

Certains faisaient ces devoirs

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Ma mère faisait les comptes financiers des ventes du jour (on vendait à l’unité de la nourriture qu’on achetait en gros en ville), ou cousait des robes d’enfants.

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Moi, dans les dernières semaines, j’ai montré l’alphabet à Jorge, un gêné jeune garçon extrêmement bright avec qui on a réussi à passer presque tout l’alphabet et toutes les syllabes en moins de trois semaines, à coup de deux-trois heures par soir. Ce fut mon plus satisfaisant accomplissement de tout mon séjour.

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Ensuite, c’était dodo jusqu’au prochain chant du coq. (Mais pas moi parce que je devais aller enseigner seulement a 8h)

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